Le 21 juin nous débarquons de l'avion au Kensai International Airport (entre Kobe et Osaka). L'aéroport est construit sur une presque île fabriquée de toute pièce par les gravats de la montagne voisine qui n'est plus qu'une coque vide. Le passage douanier s'effectue sans problème mais au niveau technologie, là on est vraiment au 3ème millénaire (empreinte digitale de l'index et scannage des iris, on se croirait dans un James Bond!
Nous nous dirigeons ensuite direction de la gare qui se trouve juste en dehors de l'aéroport afin d'échanger nos coupons donnant droit au fameux Japan Rail Pass pour 21 jours de voyages sur les lignes JR (c'est pas une ligne texane mais juste l'ancienne ligne d'état).
Première étape, Osaka. On nous avait bien dit que ce n'était pas très intéressant, mais entre temps on avait oublié... Mais bon, pour une 1ère plongée dans le monde merveilleux d'Hello Kitty ça l'a fait. Nous passerons 3 jours sur place afin de nous repérer un peu et de faire un pseudo itinéraire ainsi que de nous procurer un nouvel appareil de photo et un ordi d'occasion afin de mieux vous faire part de nos élucubrations... (parce qu'on commence à avoir méchamment du retard dans le récit de nos aventures, on arrête pas de se faire gronder par tout le monde.... alors imaginez si on avait pas de PC....)
On est aussi tombé sur un petit resto tellement bon, avec un repas découverte, c'était vraiment top, joli, bon et pas cher. D'ailleurs le Japon, c'est pas cher.... en tous cas bien moins cher que ce qu'on pensait.
Ensuite direction Beppu, petite ville de la région où se trouvent un nombre incalculable de sources d'eaux chaudes (c'est un région très volcanique....comme presque tout le Japon d'ailleurs)(et devinez pourquoi on a choisi cette destination??? hein, pourquoi???)
Toujours sous la pluie (c'est la saison des pluies aussi au Japon mais maintenant on a des parapluies, rien de plus efficace pour rester plus ou moins secs) et que ça ne s'arrête pas sauf parfois, mais évidemment on ne sait pas quand, on décide d'aller quand-même aux sources « secrètes » dans la montagne voisine. Après 45 minutes de marche sous une pluie battante nous trouvons les bassins d'eau chaude. Et comme il pleut nous sommes seuls. On fait un abris avec nos parapluies pour nos habits, on va dans l'eau et là, pas de bol, c'est BEAUCOUP trop chaud!! Il y a une arrivée d'eau annexe avec de l'eau froide mais ça prend du temps... On a vraiment l'air couillon à poil sous la pluie à attendre que l'eau refroidisse... heureusement il n'y a toujours personne... et il fait chaud. Et on sera propre avant de rentrer dans le bain! Et finalement, la bonne température, raaaah, ça valait la peine car c'est magique un bon bain chaud sous la pluie. Le seul soucis c'est l'odeur de souffre qui règne dans le coin et qui nous poursuivra pendant au moins 3 semaines, car les machines à laver au Japon c'est de la grosse daube... (Doudou, c'est toi qui sens le souffre???)(après réflexion, en Australie aussi c'est de la daube, les machines à laver, mais on saura ça seulement dans 3 semaines...)
En redescendant de la montagne nous nous arrêtons dans une source d'eau chaude, payante cette fois-ci mais, on y pratique des bains de boue, vraiment très bon pour la peau, c'est vraiment super. A nouveau séparé homme/femme, une dame parlant anglais m'explique les différents bains puis me montre le bain commun dans lequel nous nous retrouvons. (mais séparé par une barrière quand même, on se mélange mais pas trop....) Elle est vraiment sympa et nous restons là a papoter ensemble dans la boue, c'est vraiment unique comme expérience!
Le jour suivant nous avons décidé de mettre nos gros sacs dans une consigne afin de s'alléger un peu ce qui nous permettra d'aller à Uzuki. Dans ce petit village un quartier ressemble, selon l'office du tourisme, à ce qu'il était il y a quelques centaines d'années lorsque les samouraïs la peuplait encore, et c'est très joli. Mais la principale raison pour laquelle nous avons décider de nous arrêter se trouve être les fameux boudahs de pierre vieux de chez vieux et qui sont fort bien conservés.
Nous poursuivons ensuite sur Aso petit village au dessus duquel trône un volcan toujours en activité. Nous passerons la nuit dans l'auberge de jeunesse (YMCA, lalalalalala) et on est tous seuls, c'est drôle, on a de la chance, on a le droit de prendre notre bain après 21h.... car attention, extinction des feux à 22!!! Comme en colo!!
Le lendemain, nous prenons le bus afin d'arriver au pied du volcan et malheureusement l'accès y est pour l'instant interdit pour cause de manque de vent et d'émanations de gaz toxiques. Nous tentons donc de nous renseigner afin de savoir quelles sont les prévisions météorologiques et si il y a une chance que l'on puisse y accéder aujourd'hui. La seule chose qu'on parviendra à apprendre par une des hôtesse qui travaille là, c'est un « je ne sais pas, il n'y a pas assez de vent » traduit en quelques langues sur un bout de papier. Ça nous aide beaucoup, c'est sûr....
Dans notre recherche nous rencontrons un couple d'européens qui était déjà venu la veille et qui n'ont pas pu monter sur volcan, nous décidons donc d'attendre maximum une heure.
Au bout de trois quarts d'heure, nos efforts seront récompensés (et quels efforts, c'est dur de tourner en rond...) et nous pourrons prendre la cabine qui nous amène jusqu'au bord du crater. Le spectacle valait en effet le détour et l'attente. Un lac vert bouillonne dans le fond du crater et une fumée s'en dégage continuellement c'est superbe. Vive le numérique, on a fait au moins 100 photos, qu'on arrive tjs pas à trier....
Nous prenons ensuite le chemin du retour sur Beppu et nous récupérons nos gros sacs qu'on avait consignés pour 24h. Nous poursuivons ensuite notre voyage sur Hisoshima avec une visite au musée du mémorial de la bombe atomique qui nous laissera pensif (et déprimé) sur l'avenir de l'humanité, c'est vraiment un musée très intéressant et émouvant, les larmes sont difficiles à retenir, autant celles de la tristesse que celles de la colère.
La prochaine étape est Shingu, ville dans laquelle se trouve le dojo mère de celui ou Monica pratique l'aïkido à Genève. A la descente du train, Thierry, un Français au Japon depuis plus de 10 ans, nous accueille et nous amène au dojo ou nous passerons les 5 jours suivant. Monica pratiquera ainsi tous les jours ou presque deux fois par jour. Thierry nous servira aussi de guide pendant une journée et nous emmènera voir différents temples suivit d'un peu de relaxation dans un onsen.
Nous partons ensuite pour Tokyo pour 3 jours. Départ sous une pluie battante, heureusement qu'on nous emmène à la gare en voiture, sinon je pense qu'on se serait noyé...
Tokyo, grande ville où les dernières nouveautés technologiques sont a tous les coins de rue.
Nous essayerons d'aller voir un concert mais étant donné que les japonais ne font pas tout comme tout le monde nous serons surpris de savoir que les concerts commencent à 17h00 et la soirée se termine à 22h00. Et évidemment, loi de Murphy oblige, nous aurons toutes les peines du monde à trouver un cracheur de billets international (avec le petit bouton qui te permet de lire les instructions en anglais). Il était tellement éloigné de la salle de concert que nous avons du coup laisser tombé parce qu'il était 21h et que pour 1h, ça ne valait pas la peine. Tant pis, on ira voir Tokyo Hotel au stade de Genève....
Après Tokyo, Kyoto, cité qui fut la capitale du Japon pendant plus de 800 ans et qui aujourd'hui est la ville ou il reste le plus de temples qui sont merveilleusement conservés. Nous passerons 5 jours à visiter les différents palais, parcs et autres vestiges d'une culture ancienne et toujours très présente, même (et surtout) dans les rues et la vie de tous les jours. C'est vraiment une destination riche à tous les niveaux (et on s'est BAFFRÉ de sushis, sashimis, teriakis et autres iiii, mmmmh, tellement bon!!! et pour pas cher en plus...)
Et voilà, le temps de partir du Japon est arrivé, snif, mais l'aventure continue, à nous les grandes étendues australiennes... (avec un peu de bol vous les aurez avant Noël...)
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